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Thursday, April 3, 2014

Kairouan

La ville de Kairouan été fondée en 670 après J.Ch par Oqba ibn Nafaa, sous le nom de “Qairawan”, d’ou dérive probablement le terme de caravane. Au cours des siècles, la ville est devenue une de premières capitales de la Tunisie et la quatrième ville sainte de l’islam après Mecque, Medina et Jérusalem. Selon la tradition musulmane, sept pèlerinages à Kairouan sont l’équivalent du pèlerinage à Mecque que chaque musulman doit faire au moins une fois dans la vie. Kairouan nous offre beaucoup de places à visiter ; en 1988 la ville été déclarée site d’héritage culturelle universelle UNESCO.

La grande Mosquée - connue aussi sous le nom de mosquée Sidi Oqba, d’après le fondateur de la ville. Cette mosquée originale est  battue en 670 après  J.Ch mais était complètement détruite ; une grande partie de ce qu’existe aujourd’hui date du IX eme siècle même si elle était remodelée plusieurs fois depuis. Comme tous les édifices d’une période auquel la Tunisie a connu des guerres, la mosquée ressemble une forteresse d’une beauté austère. Le minaret compte parmi les plus vieilles structures de ce genre qui ont survécu et les décorations sont des motifs floraux inspires par les vieilles traditions hellénistiques.

La Mosquée du barbier - le nom nous offre deux surprises, parce qu’en réalité ce n’est pas une mosquée dont on parle mais une zaouïa (mausolée d’un saint et siège d’une confrérie religieuse) et le compagnon du Prophète Mahomet qui est vénéré dans cet endroit n’était jamais son barbier. Derrière la légende se cache quand même un noyau de vérité. Abou Zamaa el Balaoui était surnomme « le barbier du prophète » parce qu’il avait toujours avec lui un médaillon avec trois fils des cheveux de la barbe du Prophète. Batu au XVII eme siècle cet édifice est spectaculaire par le raffinement de la décoration : des stucages dentelés et de beaux mosaïques aux  motifs floraux.

Les basins aghlabides - construites en 860 par l’ordre du prince aghlabide Abu Ibrahim Ahmed. Les citernes faisaient partie d’un vaste système hydrotechnique, considéré comme une des plus importantes œuvres hydrauliques du monde arabe. Les basins sont géants, le plus grand mesurant 128 mètres de largeur et 4,5 mètres de profondeur avec une capacité de 57 millions litres d’eau. Par-dessus tout Kairouan est fameux par la longue tradition de la manufacture de tapis, un art qui se perd au fil du temps, il y a tant d’années. On dit que ces tapis étaient si précieux qu’ils constituaient la modalité de payement des dettes des princes aghlabides vers les califes abbasides. Deux types de tapis sont fabriques a Kairouan : avec des nœuds, d’inspiration persane et tissus, ceux aux motifs berbères. La valeur d’un tapis dépend du numéro des nœuds sur le mètre carre, la qualité du matériel et la technique du tissage. Parmi les motifs typiques on compte les lampes de la grande mosquée, la croix du Kairouan, le poisson, la fleur de jasmin ou les jours de la semaine.



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